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Neuf Palestiniens tués par une attaque israélienne sur un commissariat de police à Gaza-sources médicales
information fournie par Reuters 19/08/2026 à 17:01
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par Nidal al-Mughrabi

Une frappe aérienne israélienne a tué mercredi neuf Palestiniens dans un commissariat de police de la bande de Gaza, ont indiqué des sources médicales.

Cette nouvelle frappe deux jours après que Jared Kushner, émissaire américain et gendre du Donald Trump, a mené des rencontres avec les dirigeants israéliens et ceux du Hamas pour sortir de l'impasse le plan du président américain pour Gaza, sans grand résultat.

Selon les sources médicales et policières, plusieurs officiers, dont certains de haut rang, figurent parmi les personnes tuées dans un lieu qualifié par le ministère de l'Intérieur, dirigé par le Hamas, de quartier général de la police municipale.

Quinze autres personnes ont été blessées, ont-elles précisé.

Plus tôt dans la journée, dans le camp de réfugiés de Nuseirat, au centre de Gaza, une autre frappe aérienne israélienne a tué un Palestinien, ont indiqué des sources médicales.

Cela porte le bilan de la journée à au moins 10 morts.

L'armée israélienne a déclaré que cette dernière frappe visait un militant du Hamas. Elle n'a pas commenté la frappe contre le commissariat.

Donald Trump a déclaré fin juillet que des pourparlers organisés au Caire entre des médiateurs et des responsables du Hamas avaient permis d'aboutir à un accord de désarmement progressif des groupes armés palestiniens dans la bande de Gaza.

Le président américain a présenté cela comme une avancée décisive dans le cadre de son plan visant à mettre fin à la guerre entre les deux parties, auquel Israël et le Hamas avaient tous deux donné leur accord l'année dernière et qui avait débuté par un cessez-le-feu.

Mais le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahou, a publiquement rejeté le dernier plan de Donald Trump pour Gaza.

Le chef du gouvernement israélien est en campagne en vue des élections législatives du 27 octobre, pris en étau entre des ministres d'extrême droite irrités par les concessions faites à Gaza et son principal allié militaire, les Etats-Unis.

Le Hamas a déclaré avoir accepté le plan afin d'éviter une reprise de la guerre, mais a ajouté que la mise en œuvre de l'accord dépendrait du respect préalable par Israël de ses propres engagements, notamment le retrait et la cessation des attaques.

Israël a déclaré que ses frappes visaient à déjouer des attaques imminentes du Hamas et de militants de Gaza.

Mardi, une frappe aérienne israélienne a tué au moins sept Palestiniens, dont un enfant, dans un café en bord de mer, ont indiqué des sources médicales.

L'armée israélienne avait alors déclaré avoir pris pour cible des commandants du Hamas qui avaient planifié des attaques contre les forces opérant dans l'enclave.

Un responsable du Hamas a déclaré que le groupe avait fait savoir aux médiateurs du cessez-le-feu - l’Égypte, le Qatar et la Turquie - que si les attaques ciblées d'Israël ne cessaient pas, "cela influencerait leur position sur l’accord". Il n’a pas donné plus de détails.

Les tirs israéliens ont tué plus de 1.250 Palestiniens à Gaza, pour la plupart des civils, depuis que le cessez-le-feu soutenu par les États-Unis a mis fin en octobre à deux ans de guerre totale.

Quatre soldats israéliens ont été tués par des activistes à Gaza au cours de la même période, selon un décompte israélien.

(Version française Benoit Van Overstraeten)

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